Archives de catégorie : De Gaulle

Penser la technologie

1 – Congrès des Cadres étudiants R.P.F. / 7 mars 1949

S’il n’est pas dominé, le machinisme enchaîne les esprits, il gouverne les mœurs, il inspire les théories, il fait des guerres. Tout cela est dirigé dans le même sens : l’asservissement. Pour dominer le machinisme, les hommes libres, ou qui veulent l’être, se rassemblent. Ils ont leur doctrine, leur puissance, leur valeur, leur cadre, leur nation. Ils prétendent vaincre. Ces hommes libres, c’est nous…/…

Le débat est engagé, la lutte est engagée entre la servitude et nous..

2 – Discours / Cité Universitaire, Toulouse / 14 fév. 1959

Rien n’est meilleur que d’alléger le fardeau des hommes. Rien n’est plus noble et plus grand que de leur offrir l’espoir…./…

Au moment où je suis de ma vie, bref, dans mes dernières années, j’ai le sentiment, à l’Université de Toulouse, de me trouver sur une plage, au bord d’un océan, celui qui peut vous porter, vous les chercheurs, vous les professeurs, vous les étudiants, vers les rivages de la découverte, afin de gagner, à partir de là, les terres inconnues du progrès…./…

Voilà pourquoi il est indispensable que, concurremment à la formation scientifique et technique, la pensée pure, la philosophie qui l’exprime, les lettres qui la font valoir, les arts qui l’illustrent et aussi la morale qui procède de la conscience et de la raison inspirent et orientent cet immense effort d’évolution.

de_gaull_image_1

3 – Ecole Polytechnique / 9 juin 1959

Il est essentiel que, plus ces conditions matérielles s’élèvent, déferlent et cherchent à gouverner, et plus doit persister et s’imposer la domination de l’esprit.

4 – Allocution / Fac. de Droit, Buenos Aires / 5 oct. 1964

Rien ne procède que de l’esprit…/…

Sous l’impulsion de la science et la règle de la machine, notre civilisation tend aujourd’hui à changer complètement la condition matérielle de l’Homme.

5 – Conférence de presse / l’Elysée / 4 février 1965

Nous avons choisi de conduire, oui ! de conduire, notre effort et notre progrès en vue du plus grand rendement, de la plus grande continuité, de la plus grande justice.

6 – Réponse à M. PODGORNY / 20 juin 1966

Les peuples modernes, tous semblablement en cet ère industrielle, poursuivent les buts et se soumettent aux lois de la même civilisation mécanique et scientifique et, de ce fait, ont en réalité, pour se comprendre et pour collaborer, plus de raisons que jamais.

7 – Allocution / Palais de l’Elysée / 10 août 1967

Le progrès, l’indépendance, la paix, tels sont les buts conjugués que poursuit notre politique

Nouveaux horizons

1 – Vers l’armée de métier, partie I, 3, Politique / 1934

L’ère des grandes conquêtes est close…/…

Rien ne prévaut contre l’esprit du temps.

2 – Discours / Congrès, Washington / 25 avril 1960

La machine a pris le pouvoir sur la terre.

3 – Inauguration de l’Aérogare d’Orly / 23 février 1961

Car, par contraste avec une autre époque où l’activité intérieure était comme bloquée sous une sorte de plafond, voici qu’en l’ère industrielle, notre pays s’aperçoit que toutes ses limites reculent, qu’il a en lui toutes les sources de la puissance et du rayonnement et qu’il peut se transformer, au point d’être, une fois de plus, l’un des plus jeunes et des plus grands.

4 – Plan / voyage dans le sud-ouest / 12-16 avril 1961

L’ère moderne a déclenché, parmi les nations civilisées, un vaste essor de progrès tel que le peuple qui n’y participerait pas serait tôt laissé pour compte, une concurrence scientifique, technique, économique, sociale, telle que le peuple qui n’y figurerait pas se trouverait vite mis hors de question. La France doit être dans ce mouvement et l’un des peuples du peloton de tête.

5 – Allocution / Palais de l’Elysée / 12 juillet 1961

“Ce ne sont pas uniquement les machines et les crédits qui font le progrès, c’est avant tout la valeur des hommes. Nous avons donc engagé un gigantesque effort d’instruction et, en même temps, réformé profondément l’enseignement national…./…

La France a épousé son siècle. Cela veut dire qu’elle accomplit une vaste transformation tout en vivant dans un monde difficile…./…

La France, c’est donc des usines, des mines, des chantiers, des bureaux d’études.

6 – Allocution / Palais de l’Elysée / 4 novembre 1961

Le progrès de la science et de la technique ouvre à notre pays des horizons de développement dont les limites reculent tous les jours.

7 – Allocution / Ecole Militaire / 15 février 1963

Il n’y a pas d’indépendance imaginable s’il [un pays] ne dispose pas d’un armement nucléaire, parce que, s’il n’en a pas, il est forcé de s’en remettre à un autre, qui en a, de sa sécurité et par conséquent, de sa politique.

8 – Conférence de presse / l’Elysée / 31 janvier 1964

Il y a une civilisation moderne. L’Europe l’inventa et, ensuite, la transporta en Amérique. Aujourd’hui, l’Occident de part et d’autre de l’Atlantique, en demeure la source et l’artisan. Combiner le travail humain avec le rendement des machines, c’est en quoi consiste cet immense effort de progrès. La science, la technique, la politique, s’y appliquent essentiellement. …/…

Mais, quoi qu’il en soit, deux milliards d’hommes prétendent aujourd’hui au progrès, au mieux-être et à la dignité. Depuis que le monde est le monde, il y a là un fait dont l’importance et la dimension n’ont jamais été égalées.

9 – Discours / Université de Mexico / 18 mars 1964

Une cause, celle de l’Homme; une nécessité, celle du progrès mondial et, par conséquent, de l’aide à tous les pays qui la souhaitent pour leur développement; un devoir, celui de la paix, sont, pour notre espèce, les conditions mêmes de sa vie.

10 – Conférence de presse / l’Elysée / 4 février 1965

Sous l’impulsion de la machine, l’économie moderne est en perpétuel mouvement.

11 – Allocution / Palais de l’Elysée / 27 avril 1965

Nous devons aussi soutenir coûte que coûte la concurrence dans les secteurs de pointe, qui commandent la valeur, l’autonomie, la vie, de tout l’ensemble industriel.

12 – Inauguration, Tunnel du Mont Blanc / 16 juillet 1965

Notre époque, parce qu’elle est celle des machines, ouvre une immense carrière à l’audace et à la puissance techniques.

13 – Discours / Université de Moscou / 22 juin 1966

Culture, science, progrès. voilà ce qui, à notre époque au lieu des rêves de conquête et de domination d’antan, appelle et justifie les ambitions nationales. Voilà sur quoi doivent se rencontrer les peuples d’où procède la civilisation moderne. Voilà dans quel but peut être scellée l’alliance nouvelle de la Russie et de la France.

14 – Toast adressé à M. Kossyguine / 1 décembre 1966

Enfin, pour qu’apparaisse une Europe rassemblée, il lui faut des ambitions. Lesquelles ? Celles que lui commande notre époque: à l’intérieur d’elle-même, le développement, scientifique, technique, économique, dont désormais tout dépend et qui est le meilleur terrain de convergence internationale; à l’extérieur, outre l’exploration de l’espace qu’une Europe unie poursuivrait avec des chances illimitées, un concours concerté à apporter, partout dans le monde, à l’avance des peuples retardés ainsi qu’au maintien de la paix.

15 – Brouillon, manifeste de politique générale / fin 1966

Pour les Français, l’avenir doit être le progrès. Le progrès, c’est-à-dire la prospérité et la justice.

16 – Réponse à M. Demirel / 26 octobre 1968

Les capacités scientifiques et techniques constituent partout, dans les temps modernes, le levain nécessaire pour faire lever la pâte nationale.

17 – Allocution radiodif. & télévisée / 11 mars 1969

A ce mouvement s’opposent et s’opposeront, d’une part ceux qui s’acharnent vulgairement à casser tout ce qui est et à empêcher de naître tout ce qui pourrait exister, d’autre part ceux qui ne cherchent à exciter et à capter toutes les impatiences et tous les mécontentements au profit de leur conjuration pour enfermer un jour notre peuple dans la prison totalitaire, enfin ceux qui refusent toute transformation et prétendent que le couvercle soit vissé sur la marmite.

18 – Mémoires d’espoir, Le renouveau / 1970

A l’ère industrielle, il [notre pays] doit être compétitif. A l’ère de la science et de la technique, il doit cultiver la recherche…/…

Expansion, productivité, concurrence, concentration, voilà, bien évidemment, les règles que doit dorénavant s’imposer l’économie française, traditionnellement circonspecte, conservatrice, protégée, et dispersée.