I. Introduction

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Apkallu – Vue d’ensemble du bas-relief – Salle de Khorsabad – Musée du Louvre, Paris – Photo PN

Une légende mésopotamienne vieille de plus de 6.000 ans raconte que les Apkallus, des demi-dieux conduits par le dieu Enki, ont apporté la civilisation aux hommes en leur transmettant la science et la technique des dieux.

Le dieu Enki était lui-même l’Apkallu des dieux et les conseillait de façon à leur éviter de se confronter à des problèmes insolubles. Il était aussi capable de prendre des initiatives contraires à leur volonté immédiate pour prévenir des malheurs. Ainsi, la légende de l’arche de Noé, dont on connaît plusieurs dizaines de versions antérieures à la Bible, illustre son rôle et sa capacité d’action : selon la légende mésopotamienne, Enlil, le dieu de la force, qui avait une force et une autorité comparables à celles de Zeus chez les grecs puis Jupiter chez les romains, voulait tuer les hommes avec une immense inondation en raison du bruit que ceux-ci faisaient, ce qui l’empêchait de vivre tranquille. Enlil avait oublié que les hommes avaient été créés à l’image des dieux, moins l’immortalité, dans le but de les servir et les nourrir. Par conséquent, si les hommes (et les animaux) venaient à disparaître, les dieux ne pourraient plus vivre. Malgré l‘interdiction de prévenir les hommes, Enki décide d’avertir Noé de l’inondation et use d’un subterfuge, le murmure des roseaux, pour le faire et lui donner les conseils pour la construction de l’arche.

Enki est d’abord celui qui ordonne le monde et veille à son bon fonctionnement. Il a inventé et créé les hommes pour permettre aux dieux de se reposer. Il est au centre de l’épopée de Gilgamesh qui constitue le plus ancien des récits initiatiques connus. L’épopée de Gilgamesh est le premier roman connu (3.000 vers environ). Il raconte la vie de Gilgamesh prince et héros qui cherche à retrouver le secret de la vie éternelle.

Sur le bas-relief reproduit en couverture, détail d’un bas-relief du Musée du Louvre, c’est un Apkallu qui guide les navires transportant le bois du Liban vers le chantier du Palais de Khorsabad en Mésopotamie.

On trouve d’autres représentations d’Apkallus, généralement sous forme de carpe dans un milieu non aquatique, symboles de la sagesse des personnages qui les entourent, dans de nombreux bas-reliefs des grands musées, notamment au Metropolitan Museum de New York.

Divers textes mésopotamiens repris ci-après, permettent de se faire une idée de ce que furent les Apkallus dans la pensée de cette civilisation.

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La fardier de Cugnot 1771 -Premier véhicule automobile à vapeur, 120 ans avant le démarrage réel de l’industrie automobile. © Roby 2005 (UTC), avec l’aimable autorisation du Musée des Arts et Métiers – Paris

Quelques définitions économiques existent :

  • Le « Livre Vert sur l’Innovation » publié par la Commission Européenne en 1995 donne une définition générale de l’innovation : « elle consiste à produire et exploiter avec succès la nouveauté dans les domaines économique et social. Elle offre des solutions inédites aux problèmes et permet ainsi de répondre aux besoins des personnes et de la société ». Cette définition exclut apparemment la mode qui n’apporte pas réellement une solution inédite.
  • Morck et Yeung retiennent une approche du même type : « L ‘innovation peut vouloir dire fabriquer un nouveau produit à l’aide d’une technologie existante, fabriquer un produit existant à l’aide d’une technologie nouvelle ou fabriquer un produit nouveau à l’aide d’une technologie nouvelle ». (in « Les déterminants de l’innovation » Janvier 2001)
  • L’édition 2004 de l’Encyclopédie Universalis retient une définition assez large : « La notion d’innovation renvoie intuitivement à l’idée de nouveauté, de changement et de progrès. Dans une acception large, l’innovation peut être assimilée à tout changement introduit dans l’économie par un agent quelconque et qui se traduit par une utilisation plus efficace des ressources. » (Abdelillah Hamdouch / Article Innovation)
  • Pour la mise en place d’une commission de mesure de l’innovation en 2007, le Ministère du Commerce des Etats-Unis donne la définition suivante : The design, invention, development and / or implementation of new or altered products, services, processes, systems, organizational structures, or business models for the purpose of creating new value for customers and financial returns for the firm. (7 avril 2007)

Nous retiendrons une définition économique stricte : « une innovation est la mise en oeuvre à l’échelle macro-économique d’une nouvelle technique ou d’un nouvel outil – au sens large de ces termes-, produisant éventuellement un nouveau produit ou service, permettant de dégager une valeur d’innovation globale (ou rente technique), importante et durable ».

En d’autres termes, il y a innovation lorsqu’il y a augmentation de l’efficacité économique globale et à long terme du système économique. Cette caractérisation d’efficacité marque une forte différence avec de nombreuses approches de l’innovation qui ont tendance à inclure dans leur domaine d’étude toutes sortes d’innovations, ce qui contribue, selon nous,

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